NOUVELOBS.COM 18.01.2009 10:46
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/le_conflit_a_gaza/20090117.OBS0059/soutien_a_gaza__plusieurs_milliers_de_manifestants_a_pa.html
Paris
Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester samedi 17 janvier à Paris pour exiger l'arrêt de l'opération militaire israélienne à Gaza et exprimer leur soutien aux Palestiniens. Précédés d'une banderole où l'on pouvait lire: "Résistance palestinienne, Stop à la collaboration franco-israélienne", les manifestants ont quitté peu après 14h30 la place du Châtelet pour rallier la place de l'Opéra, via la rue de Rivoli."Nous sommes tous des Palestiniens".Les manifestants répondaient à un appel de diverses organisations, dont le CAJPO (Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient)-EuroPalestine et Droits devant. Des représentants de la délégation générale de la Palestine en France étaient présents, parmi lesquels Noha Rashmawi, chargée de mission. Les manifestants, dont beaucoup arboraient des drapeaux palestiniens et libanais et portaient des keffieh, défilaient aux cris de "Israël criminel", "Arrêt immédiat des massacres à Gaza", "Nous sommes tous des Palestiniens" ou encore "Gaza otage, arrêtez le carnage".La vitrine d'un restaurant McDonald's de la rue de Rivoli a été brisée sur le passage du cortège.
2.500 à 25.000 manifestants à Marseille.
Concernant la manifestation marseillaise, de 2.500 à 25.000 personnes ont défilé selon la police ou les organisateurs. Les manifestants ont été rejoints sur la Canebière par une partie des 500 à 2.500 personnes qui avaient défilé un peu plus tôt pour la défense de l'éducation nationale. Quelques élus UMP étaient également présents, dont en tête de cortège l'adjointe au maire de Marseille en charge de l'action familiale et des droits des femmes, Nora Remadnia-Preziosi.Les banderoles brandies par les manifestants mettaient en cause Israël, l'Onu et l'Union européenne - "Israël, criminel de guerre, Onu complice", "Israël, criminel de guerre, Europe complice" - mais aussi les médias: "Médias honte à vous, soumis, malhonnêtes".Les manifestants étaient réunis à l'appel d'organisation pro-palestinienne, de l'Union juive française pour la paix, de partis de gauche (NPA, Parti de gauche, PCF, les Verts), de la Ligue des droits de l'homme, et de syndicats (UD-CGT, FSU, LO).
Des défilés sont également organisés à Nancy, Besançon, Metz.
Les manifestations prévues à Nice et à Perpignan ont été interdites par les préfectures des Alpes-Maritimes et des Pyrénées-Orientales par crainte de "troubles à l'ordre public".
Le gouvernement a annoncé vendredi une plus grande fermeté contre les perturbateurs et les actes antisémites.
"Se taire c'est être complice"
Une autre manifestation était également organisée à Paris "pour le voile et pour Gaza libéré" à l'appel du Parti Musulmans de France. Le rassemblement était prévu à 14h, place de la République. Partout en France l'objectif restait le même : "L'arrêt immédiat et définitif du massacre des populations civiles, le retrait immédiat de l'armée israélienne des territoires occupés, l'arrêt du blocus du territoire de Gaza, l'interdiction de l'utilisation et de l'expérimentation de nouvelles armes". Le groupe Palestine 24 dénonce l'absence de journalistes, qui ne sont pas autorisés à entrer dans Gaza, ainsi que le blocage que subissent les secours et les organisations humanitaires. "Nous avons une responsabilité historique... Se taire c'est être complice. Exigeons de nos élus nationaux et européens qu'ils agissent pour l'application des résolutions de l'ONU".
Nice et Perpignan privées de manifestation
Samedi dernier, à Nice, en marge de la manifestation de soutien au peuple palestinien, de très nombreux débordements s’étaient déroulés. Devant ces incidents, les organisateurs avaient même hésité à appeler à un nouveau rassemblement ce samedi. Mais, l'annulation du défilé s'est faite par interdiction de la préfecture des Alpes-Maritimes. Francis Lamy, le préfet des Alpes-Maritimes a justifié sa décision : "Lors de sa précédente manifestation, le Collectif fut visiblement débordé. Il n'a pas contenu des perturbateurs pour la plupart défavorablement connus de la police. N'ayant pas démontré sa capacité à mieux structurer son service d'ordre, il a par ailleurs refusé deux sites alternatifs de rassemblement, sur l'esplanade proche du palais des expositions et près du Cadam où il avait la possibilité de nous remettre un manifeste."Par ailleurs, à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, la préfecture a également interdit la manifestation qui devait se dérouler ce samedi. La semaine dernière le cortège avait été émaillé de quelques incidents.Dans un communiqué, la préfecture des Pyrénées-Orientales a toutefois autorisé "un sit-in" en soutien à la Palestine, qui doit se dérouler, cet après-midi, place de Catalogne, au centre de Perpignan.Sécurité renforcéeLe gouvernement a pris des mesures pour "encadrer" les manifestations de solidarité avec les Palestiniens qui vont se dérouler samedi, a prévenu vendredi François Fillon à l'issue d'un comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme à Matignon. Le gouvernement a également décidé de renforcer la surveillance des propos tenus sur les chaînes de télévision et sur Internet.Au cours de la réunion, reportée de jeudi à vendredi en raison du remaniement du gouvernement, plusieurs mesures ont été prises pour éviter une importation en France du conflit israélo-palestinien, face à la recrudescence des actes antisémites et racistes depuis le début de l'offensive israélienne dans la Bande de Gaza. Le gouvernement a d'abord promis la fermeté à la veille des nouvelles manifestations qui doivent se dérouler samedi dans plusieurs villes de France à l'appel d'associations pro-palestiniennes. "Chacun dans notre République est libre de manifester, d'exprimer son opinion, mais nous voulons que ces manifestations restent dans un cadre républicain", a prévenu François Fillon, sans donner de précisions sur le renforcement des effectifs policiers. L'objectif est d'éviter les débordements constatés à la fin des manifestations des 3 et 10 janvier. Des banderoles assimilant Israël au régime nazi avaient aussi été relevées. Le Premier ministre a par ailleurs décidé de "renforcer les procédures judiciaires et les moyens de la justice pour faire en sorte que tous ceux qui commettent des actes racistes et antisémites soient dans les meilleurs délais interpellés, traduits devant la justice et punis". Il s'agit d'avoir des "juges formés sur ces sujets", a dit le Premier ministre sans plus de détails. François Fillon a aussi demandé au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et à Isabelle Falque-Perrotin, présidente du Forum des droits sur Internet, de conduire "un travail plus approfondi" sur les appels à la haine diffusés sur les chaînes de télévision, les radios communautaire ou les blogs."Il y a des lois de la République française qui doivent être respectées par tout le monde. On n'a pas le droit quel que soit le mode d'expression, d'appeler à la haine raciale dans notre pays", a souligné le Premier ministre. (Avec AFP)
dimanche 18 janvier 2009
Gaza: un tir de char israélien fait des victimes près d'une école de l'ONU
NouvelObs.com
AP 17.01.2009 10:32
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/proche_moyenorient/20090117.FAP9136/gaza_un_tir_de_char_israelien_fait_des_victimes_pres_du.html
Malgré la perspective d'un cessez-le-feu, sur lequel le cabinet israélien devait se prononcer dans la journée, les combats continuaient de faire rage samedi dans la Bande de Gaza, notamment dans le nord, où un tir de char est tombé près d'un école administrée par les Nations unies, faisant au moins deux morts.
Selon le Dr Moaiya Hassanain, des services de santé de Beit Lahiya, cette nouvelle bavure israélienne affectant une dépendance de l'ONU dans l'enclave palestinienne a coûté la vie à une femme et à un enfant, blessant 25 autres personnes.
Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), a condamné ce bombardement israélien, précisant que 1.600 personnes fuyant les combats avaient trouvé refuge dans l'établissement scolaire.
Selon lui, Israël disposait des coordonnées de cette école à Beit Lahiya et savait qu'elle servait d'abri pour des civils. En conséquence, il a appelé à l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre. L'armée israélienne n'a pas réagi dans l'immédiat.
Par ailleurs, près de Gaza, des responsables locaux palestiniens ont annoncé la mort de trois autres civils, tués par un obus tiré depuis la mer. Tsahal n'a pas commenté cette information.
L'armée a revanche confirmé que son aviation avait pilonné dans la nuit 50 sites attribués au Hamas, notamment des pas de tir de roquettes, des tunnels de contrebande, des caches d'armes et des bunkers. Aucun tir de roquette n'a été signalé depuis vendredi.
Ces violences ont fait suite au voyage au Caire de l'émissaire israélien Amos Gilad. De retour en Israël, il a fait état de "progrès substantiels" dans la médiation égyptienne visant à obtenir une trêve dans la Bande de Gaza, selon les services du Premier ministre Ehoud Olmert.
"J'espère que nous approchons de la fin de la partie et que notre objectif de calme solide et durable dans le sud est sur le point d'être atteint", a indiqué mark Regev, porte-parole de M. Olmert.
D'après lui, un feu vert du cabinet israélien à la proposition de trêve égyptienne, qui a été précédé vendredi par la signature d'un accord de coopération accrue dans le domaine du renseignement entre l'Etat hebreu et Washington, équivaudrait à un cessez-le-feu "unilatéral", même si les forces israéliennes ne quitteront la Bande de Gaza qu'après une déclaration officielle de cessation des combats.
La proposition égyptienne prévoit que Le Caire, aidé de la communauté internationale, ferme toutes les routes de trafic d'armes à destination de l'enclave palestinienne. Des discussions sur la réouverture des points de passage avec Gaza se tiendraient à une date ultérieure. AP
AP 17.01.2009 10:32
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/proche_moyenorient/20090117.FAP9136/gaza_un_tir_de_char_israelien_fait_des_victimes_pres_du.html
Malgré la perspective d'un cessez-le-feu, sur lequel le cabinet israélien devait se prononcer dans la journée, les combats continuaient de faire rage samedi dans la Bande de Gaza, notamment dans le nord, où un tir de char est tombé près d'un école administrée par les Nations unies, faisant au moins deux morts.
Selon le Dr Moaiya Hassanain, des services de santé de Beit Lahiya, cette nouvelle bavure israélienne affectant une dépendance de l'ONU dans l'enclave palestinienne a coûté la vie à une femme et à un enfant, blessant 25 autres personnes.
Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), a condamné ce bombardement israélien, précisant que 1.600 personnes fuyant les combats avaient trouvé refuge dans l'établissement scolaire.
Selon lui, Israël disposait des coordonnées de cette école à Beit Lahiya et savait qu'elle servait d'abri pour des civils. En conséquence, il a appelé à l'ouverture d'une enquête pour crime de guerre. L'armée israélienne n'a pas réagi dans l'immédiat.
Par ailleurs, près de Gaza, des responsables locaux palestiniens ont annoncé la mort de trois autres civils, tués par un obus tiré depuis la mer. Tsahal n'a pas commenté cette information.
L'armée a revanche confirmé que son aviation avait pilonné dans la nuit 50 sites attribués au Hamas, notamment des pas de tir de roquettes, des tunnels de contrebande, des caches d'armes et des bunkers. Aucun tir de roquette n'a été signalé depuis vendredi.
Ces violences ont fait suite au voyage au Caire de l'émissaire israélien Amos Gilad. De retour en Israël, il a fait état de "progrès substantiels" dans la médiation égyptienne visant à obtenir une trêve dans la Bande de Gaza, selon les services du Premier ministre Ehoud Olmert.
"J'espère que nous approchons de la fin de la partie et que notre objectif de calme solide et durable dans le sud est sur le point d'être atteint", a indiqué mark Regev, porte-parole de M. Olmert.
D'après lui, un feu vert du cabinet israélien à la proposition de trêve égyptienne, qui a été précédé vendredi par la signature d'un accord de coopération accrue dans le domaine du renseignement entre l'Etat hebreu et Washington, équivaudrait à un cessez-le-feu "unilatéral", même si les forces israéliennes ne quitteront la Bande de Gaza qu'après une déclaration officielle de cessation des combats.
La proposition égyptienne prévoit que Le Caire, aidé de la communauté internationale, ferme toutes les routes de trafic d'armes à destination de l'enclave palestinienne. Des discussions sur la réouverture des points de passage avec Gaza se tiendraient à une date ultérieure. AP
samedi 17 janvier 2009
Rice signe un accord avec Livni destiné à lutter contre la contrebande d'armes vers la bande de Gaza

Cyberpresse.ca
Publié le 16 janvier 2009 à 13h28 Mis à jour le 16 janvier 2009 à 13h31
http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200901/16/01-818327-visant-un-cessez-le-feu-tres-bientot-rice-signe-un-accord-avec-livni.php
Sylvie Lanteaume Agence France-Presse
Sylvie Lanteaume Agence France-Presse
La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a signé vendredi avec son homologue israélienne Tzipi Livni un accord bilatéral destiné à lutter contre la contrebande d'armes vers la bande de Gaza, espérant un cessez-le-feu «très, très bientôt».
Cet accord «prévoit une série de mesures que les États-Unis et Israël vont prendre pour assécher le flot d'armes et d'explosifs vers Gaza», a déclaré la chef de la diplomatie américaine avant de signer le document.
«Le protocole d'accord que nous signons aujourd'hui est (...) une composante capitale d'une cessation des hostilités», a indiqué pour sa part la ministre israélienne des Affaires étrangères, alors que l'arrêt de la contrebande d'armes vers Gaza représente l'une des exigences d'Israël pour mettre fin à son offensive à Gaza.
Mme Livni n'a pas spécifié les mesures envisagées dans ce document, qui n'a pas été rendu public, mais elle a indiqué qu'il engageait l'OTAN et qu'il visait plus particulièrement l'Iran.
«Il s'agit de mesures spécifiques destinées à arrêter le flot d'armes sur leur trajet de livraison, en travaillant avec l'OTAN et des pays de la région et en améliorant l'efficacité de mesures contre l'Iran, qui est le principal fournisseur de ces armes», a-t-elle dit.
Mme Livni n'a pas spécifié les mesures envisagées dans ce document, qui n'a pas été rendu public, mais elle a indiqué qu'il engageait l'OTAN et qu'il visait plus particulièrement l'Iran.
«Il s'agit de mesures spécifiques destinées à arrêter le flot d'armes sur leur trajet de livraison, en travaillant avec l'OTAN et des pays de la région et en améliorant l'efficacité de mesures contre l'Iran, qui est le principal fournisseur de ces armes», a-t-elle dit.
Au cours d'une brève conférence de presse avant de retrouver Mme Livni, Mme Rice avait indiqué que cet accord bilatéral serait suivi d'autres accords entre Israël et certains pays européens, notamment la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne.
«C'est un protocole d'accord bilatéral avec Israël, mais d'après ce que j'ai compris, Mme Livni va poursuivre des efforts similaires avec nos collègues européens», a-t-elle indiqué.
Mme Rice a indiqué avoir téléphoné dans la matinée aux ministres des Affaires étrangères britannique David Miliband, allemand Frank-Walter Steinmeier et français Bernard Kouchner, «pour les informer». «Je pense que ces efforts vont être suivis très rapidement par les Européens».
Mme Rice a indiqué avoir téléphoné dans la matinée aux ministres des Affaires étrangères britannique David Miliband, allemand Frank-Walter Steinmeier et français Bernard Kouchner, «pour les informer». «Je pense que ces efforts vont être suivis très rapidement par les Européens».
Selon le porte-parole du département d'État, Sean McCormack, Mme Rice a consulté l'équipe de transition de M. Obama tout au long de la négociation avec Israël.
Elle a notamment déjeuné jeudi avec Hillary Clinton, qui doit lui succéder, et téléphoné le même jour à M. Obama pour les informer de ses tractations, a précisé le porte-parole, notant que le texte signé vendredi engage la prochaine administration américaine.
L'accord prévoit notamment un partage du Renseignement sur la contrebande d'armes vers Gaza et des activités de surveillance des routes traditionnellement empruntées par les contrebandiers, a indiqué à l'AFP un responsable israélien ayant requis l'anonymat.
Selon le porte-parole du département d'État, Sean McCormack, Washington s'engage dans ce document à mobiliser des «équipements» pour aider Israël à empêcher la contrebande. Il n'a pas précisé quels seraient ces équipements, mais il a indiqué que les États-Unis ne déploieraient pas de troupes sur le terrain.
Elle a notamment déjeuné jeudi avec Hillary Clinton, qui doit lui succéder, et téléphoné le même jour à M. Obama pour les informer de ses tractations, a précisé le porte-parole, notant que le texte signé vendredi engage la prochaine administration américaine.
L'accord prévoit notamment un partage du Renseignement sur la contrebande d'armes vers Gaza et des activités de surveillance des routes traditionnellement empruntées par les contrebandiers, a indiqué à l'AFP un responsable israélien ayant requis l'anonymat.
Selon le porte-parole du département d'État, Sean McCormack, Washington s'engage dans ce document à mobiliser des «équipements» pour aider Israël à empêcher la contrebande. Il n'a pas précisé quels seraient ces équipements, mais il a indiqué que les États-Unis ne déploieraient pas de troupes sur le terrain.
vendredi 16 janvier 2009
Gaza: la réunion de Doha soumet un document en 11 points au sommet de Koweït
Romandie News
(©AFP / 16 janvier 2009 20h11)
http://www.romandie.com/ats/news/090116191112.hnw8tcrm.asp
DOHA - Une réunion arabe consacrée à la guerre à Gaza a adopté vendredi à Doha un document en onze points en soutien aux Palestiniens, qui sera soumis à un sommet arabe prévu lundi et mardi à Koweït, ont annoncé les organisateurs.
Le document, adressé au sommet de Koweït sur fond de divisions interarabes, exige notamment "une cessation immédiate de l'agression (israélienne) sous toutes ses formes" contre la bande de Gaza, la levée du "blocus illégitime" imposé par l'Etat hébreu et l'ouverture "immédiate et durable de tous les points de passage" aux frontières de ce territoire.
Les participants à la réunion de Doha appellent en outre l'ensemble des pays arabes à "suspendre toutes les formes de normalisation (avec Israël), dont la révision des relations diplomatiques et économiques" ainsi que "la suspension de l'initiative de paix arabe".
Le Qatar et la Mauritanie ont d'ores et déjà ouvert la voie en annonçant la suspension de leurs relations avec l'Etat hébreu.
Adoptée en 2002 à Beyrouth et relancée en 2007 à Ryad, l'initiative arabe offre à Israël une normalisation arabe en échange de son retrait des territoires occupés en 1967. Israël ne l'a jamais acceptée formellement, mais elle a récemment indiqué y relever des éléments positifs.
Le Liban a par ailleurs exprimé "son opposition à une suspension de l'initiative de paix arabe", a indiqué le Premier ministre qatari, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, lors d'une conférence de presse.
Dans leur déclaration finale, les participants à la réunion de Doha ont en outre appelé "les factions palestiniennes à l'entente et (...) à l'unité nationale", en référence à la rupture totale entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis l'éviction des forces de M. Abbas de ce territoire en juin 2007.
M. Abbas n'a pas assisté à la réunion de Doha car il "était sous pression", a affirmé cheikh Hamad, également ministre des Affaires étrangères du Qatar, en citant des propos du président palestinien.
En son absence, le Qatar a fait venir à Doha des dirigeants des factions de l'opposition palestinienne basées à Damas, dont le chef du Hamas Khaled Mechaal pour "nous parler de la question palestinienne, au nom du peuple palestinien".
Le responsable qatari a en outre justifié, en réponse à une question, l'absence des Emirats arabes unis à la réunion de Doha par la participation du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dont le pays est en conflit avec les Emirats sur trois îles stratégiques dans le Golfe.
Quant à l'Arabie saoudite, qui a boudé aussi la réunion de Doha dans le cadre d'une rivalité saoudo-qatarie, cheikh Hamad a affirmé que, "malgré de possibles divergences de vues" entre les deux pays, "les relations avec l'Arabie saoudite restent excellentes".
Par ailleurs, le président sénégalais Abdoulaye Wade a proposé de tenir, à une date qu'il n'a pas précisée, un sommet islamique extraordinaire sur la crise de Gaza, en sa qualité de président en exercice de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).
Seule une douzaine des 22 membres de la Ligue arabe participaient à la rencontre, boudée également par l'Egypte.
(©AFP / 16 janvier 2009 20h11)
http://www.romandie.com/ats/news/090116191112.hnw8tcrm.asp
DOHA - Une réunion arabe consacrée à la guerre à Gaza a adopté vendredi à Doha un document en onze points en soutien aux Palestiniens, qui sera soumis à un sommet arabe prévu lundi et mardi à Koweït, ont annoncé les organisateurs.
Le document, adressé au sommet de Koweït sur fond de divisions interarabes, exige notamment "une cessation immédiate de l'agression (israélienne) sous toutes ses formes" contre la bande de Gaza, la levée du "blocus illégitime" imposé par l'Etat hébreu et l'ouverture "immédiate et durable de tous les points de passage" aux frontières de ce territoire.
Les participants à la réunion de Doha appellent en outre l'ensemble des pays arabes à "suspendre toutes les formes de normalisation (avec Israël), dont la révision des relations diplomatiques et économiques" ainsi que "la suspension de l'initiative de paix arabe".
Le Qatar et la Mauritanie ont d'ores et déjà ouvert la voie en annonçant la suspension de leurs relations avec l'Etat hébreu.
Adoptée en 2002 à Beyrouth et relancée en 2007 à Ryad, l'initiative arabe offre à Israël une normalisation arabe en échange de son retrait des territoires occupés en 1967. Israël ne l'a jamais acceptée formellement, mais elle a récemment indiqué y relever des éléments positifs.
Le Liban a par ailleurs exprimé "son opposition à une suspension de l'initiative de paix arabe", a indiqué le Premier ministre qatari, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, lors d'une conférence de presse.
Dans leur déclaration finale, les participants à la réunion de Doha ont en outre appelé "les factions palestiniennes à l'entente et (...) à l'unité nationale", en référence à la rupture totale entre le Fatah du président Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza depuis l'éviction des forces de M. Abbas de ce territoire en juin 2007.
M. Abbas n'a pas assisté à la réunion de Doha car il "était sous pression", a affirmé cheikh Hamad, également ministre des Affaires étrangères du Qatar, en citant des propos du président palestinien.
En son absence, le Qatar a fait venir à Doha des dirigeants des factions de l'opposition palestinienne basées à Damas, dont le chef du Hamas Khaled Mechaal pour "nous parler de la question palestinienne, au nom du peuple palestinien".
Le responsable qatari a en outre justifié, en réponse à une question, l'absence des Emirats arabes unis à la réunion de Doha par la participation du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dont le pays est en conflit avec les Emirats sur trois îles stratégiques dans le Golfe.
Quant à l'Arabie saoudite, qui a boudé aussi la réunion de Doha dans le cadre d'une rivalité saoudo-qatarie, cheikh Hamad a affirmé que, "malgré de possibles divergences de vues" entre les deux pays, "les relations avec l'Arabie saoudite restent excellentes".
Par ailleurs, le président sénégalais Abdoulaye Wade a proposé de tenir, à une date qu'il n'a pas précisée, un sommet islamique extraordinaire sur la crise de Gaza, en sa qualité de président en exercice de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).
Seule une douzaine des 22 membres de la Ligue arabe participaient à la rencontre, boudée également par l'Egypte.
Gaza: le guide suprême iranien dénonce les "traîtres" arabes

Le Monde
16.01.09 20h01
Le guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei a dénoncé les "traîtres" arabes et les "hypocrites" au sein du monde musulman face à l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, a rapporté vendredi l'agence officielle Irna.
"Soyez fiers de votre patience, de votre courage et de votre sacrifice. Votre résistance a dévoilé (les intentions) de l'Amérique, du régime sioniste et de ses alliés, des Nations unies et des hypocrites au sein du monde musulman", a dit le dirigeant iranien dans un message au chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh.
"Les traîtres arabes devraient savoir que leur sort ne sera pas mieux que celui des juifs dans la bataille d'Ahzab", a-t-il dit, dans une allusion à une des guerres menées par le prophète Mahomet.
L'Iran est un fidèle allié du Hamas qui contrôle la bande de Gaza, mais dément approvisionner le mouvement islamiste en armes, affirmant le soutenir seulement moralement et financièrement.
Israël est l'ennemi juré de la République islamique d'Iran. Téhéran n'a jamais reconnu l'Etat hébreu, qui considère pour sa part que l'Iran représente une menace pour son existence.
Lors d'une réunion vendredi à Doha sur la guerre à Gaza, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a demandé que les dirigeants israéliens soient poursuivis devant la justice internationale pour "crimes" contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.
Le président iranien a réclamé de "punir les dirigeants criminels de l'entité sioniste", en les poursuivant devant la justice internationale pour l'offensive israélienne.
Il a en outre appelé les pays arabes et islamiques à "boycotter les produits de l'entité sioniste, les sociétés traitant avec cette entité" et à "rompre les relations" avec Israël.
Au moins 1.145 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants, et plus de 5.160 blessés depuis le début de l'offensive israélienne sur Gaza, le 27 décembre, selon les services d'urgence palestiniens.
"Soyez fiers de votre patience, de votre courage et de votre sacrifice. Votre résistance a dévoilé (les intentions) de l'Amérique, du régime sioniste et de ses alliés, des Nations unies et des hypocrites au sein du monde musulman", a dit le dirigeant iranien dans un message au chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh.
"Les traîtres arabes devraient savoir que leur sort ne sera pas mieux que celui des juifs dans la bataille d'Ahzab", a-t-il dit, dans une allusion à une des guerres menées par le prophète Mahomet.
L'Iran est un fidèle allié du Hamas qui contrôle la bande de Gaza, mais dément approvisionner le mouvement islamiste en armes, affirmant le soutenir seulement moralement et financièrement.
Israël est l'ennemi juré de la République islamique d'Iran. Téhéran n'a jamais reconnu l'Etat hébreu, qui considère pour sa part que l'Iran représente une menace pour son existence.
Lors d'une réunion vendredi à Doha sur la guerre à Gaza, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a demandé que les dirigeants israéliens soient poursuivis devant la justice internationale pour "crimes" contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.
Le président iranien a réclamé de "punir les dirigeants criminels de l'entité sioniste", en les poursuivant devant la justice internationale pour l'offensive israélienne.
Il a en outre appelé les pays arabes et islamiques à "boycotter les produits de l'entité sioniste, les sociétés traitant avec cette entité" et à "rompre les relations" avec Israël.
Au moins 1.145 Palestiniens ont été tués, dont 355 enfants, et plus de 5.160 blessés depuis le début de l'offensive israélienne sur Gaza, le 27 décembre, selon les services d'urgence palestiniens.
ÉCOUTEZ - A Gaza, "dans l'hôpital, on a vu des boules de feu au sol"
Le PointPublié le 15/01/2009 à 17:52 - Modifié le 16/01/2009 à 07:54
Propos recueillis par Marc Vignaud
IMAGE : Un membre de l'équipe médicale de l'hôpital Al-Quds à Gaza-ville tient les restes d'un obus israélien tombé sur l'établissement © AFP PHOTO/MEHDI FEDOUACH
Depuis quelques jours, une équipe de quatre médecins français de l'association Help Doctors est venue apporter son aide à l'hôpital Al-Quds de Gaza-ville. Cet établissement a été incendié jeudi matin, suite à l'explosion de deux obus israéliens . Joint par téléphone dans l'après-midi, le docteur Régis Garrigue, actuellement bloqué à l'intérieur de l'établissement, livre au point.fr son témoignage : [A écouter sur la page de l'article]
Selon lui, aucun membre du Hamas ne se cache à l'hôpital Al-Quds pour tirer sur les troupes israéliennes : [A écouter sur la page de l'article]
Gaza: le Qatar et la Mauritanie suspendent leurs liens avec Israël (délégation mauritanienne)
Le Monde
16.01.09 16h36
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38166242@7-37,0.html
Le Qatar et la Mauritanie ont décidé vendredi de "suspendre" leurs relations avec Israël, lors d'une réunion arabe tenue à Doha et consacrée à l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, a confirmé un membre de la délégation mauritanienne.
"La Mauritanie et le Qatar ont décidé de suspendre leurs relations avec Israël lors de la séance à huis clos", qui a suivi l'ouverture de la réunion de Doha, a déclaré à l'AFP le responsable mauritanien qui a requis l'anonymat.
Cette mesure a été révélée peu auparavant par la chaîne de télévision Al-Jazira, basée au Qatar, sans donner d'autres précisions sur une telle initiative, réclamée par plusieurs orateurs à l'ouverture de la réunion de Doha.
Le Qatar abrite depuis 1996 un bureau de représentation commerciale israélien géré par deux diplomates, et des représentants des deux pays se rencontrent régulièrement.
La Mauritanie, qui entretient des relations diplomatiques avec l'Etat hébreu depuis 1999, a rappelé son ambassadeur auprès de l'Etat hébreu après le déclenchement, fin décembre, de l'offensive militaire contre la bande de Gaza.
Le Qatar avait proposé jeudi aux pays arabes de revoir leurs relations avec l'Etat hébreu, une suggestion qu'il a relancée vendredi lors de la réunion de Doha.
16.01.09 16h36
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-38166242@7-37,0.html
Le Qatar et la Mauritanie ont décidé vendredi de "suspendre" leurs relations avec Israël, lors d'une réunion arabe tenue à Doha et consacrée à l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, a confirmé un membre de la délégation mauritanienne.
"La Mauritanie et le Qatar ont décidé de suspendre leurs relations avec Israël lors de la séance à huis clos", qui a suivi l'ouverture de la réunion de Doha, a déclaré à l'AFP le responsable mauritanien qui a requis l'anonymat.
Cette mesure a été révélée peu auparavant par la chaîne de télévision Al-Jazira, basée au Qatar, sans donner d'autres précisions sur une telle initiative, réclamée par plusieurs orateurs à l'ouverture de la réunion de Doha.
Le Qatar abrite depuis 1996 un bureau de représentation commerciale israélien géré par deux diplomates, et des représentants des deux pays se rencontrent régulièrement.
La Mauritanie, qui entretient des relations diplomatiques avec l'Etat hébreu depuis 1999, a rappelé son ambassadeur auprès de l'Etat hébreu après le déclenchement, fin décembre, de l'offensive militaire contre la bande de Gaza.
Le Qatar avait proposé jeudi aux pays arabes de revoir leurs relations avec l'Etat hébreu, une suggestion qu'il a relancée vendredi lors de la réunion de Doha.
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